Courir Bleu et Rose: un blogueur engagé

Guest Blogueur Publié le 19/09/2015 Par Valérie MESNIL 0 commentaire
Courir Bleu et Rose

Courir Bleu et Rose ne ressemble à aucun autre blog running. Sa création y est pour beaucoup. Après la perte de ses deux filles, en 2011 et 2014, mortes avant d’avoir vécues, ce père a ressenti le besoin de « briser le tabou autour du deuil périnatal ». La pratique sportive qu’il avait reprise en 2011 ne suffisait plus, il devait faire plus. La création du blog a été « un déclic », une façon de « parler à tout prix encore plus du deuil périnatal afin d’aider des parents qui peuvent y être confrontés, et ainsi qu’ils sachent qu’il existe des associations pour les aider, les écouter, les guider ». Une association, notamment, Hespéranges. Les couleurs du blog reprennent celles de l’association, son nom est sur son maillot, et le nom des bébés sont sur son vélo quand il participe à des compétitions.

Son blog, il l’a conçu pour véhiculer les valeurs du goût de l’effort, d’humilité, de respect des autres, de la nature, et de solidarité. Le sport l’a aidé à affronter ses pertes, le blog lui permet d’aider les autres. Son moteur pour continuer ? « (Son) engagement associatif (…) mais aussi, (le blog qui) est un formidable moyen de partager, de parler. (Il) reçoit des messages de papas sportifs qui (lui) témoignent leur sympathie » et des histoires proches de la sienne.

Cette origine est ancrée dans chacun de ses récits. Il y allie passion pour le sport et engagement. Et il y tient, comme en témoigne sa présentation.

Son meilleur souvenir de course, l’Iron Médoc 2015, « une délivrance pour un projet sportif qui a demandé l’implication de toute la famille ». L’Iron Médoc était « un projet monté en hommage à tous les bébés de l’association Hespéranges ». Il a fini la course avec sa femme, son fils, ses deux filles toujours sur son maillot, et les 40 bébés dont les noms étaient inscrits sur son vélo.

Courir Bleu et Rose

Côté sport, il « pratique principalement la course à pied » en moyenne 5 à 6 fois par semaine, deux séances de natation, et de vélo. Chaque entrainement varie en fonction de l’objectif visé. Son prochain défi ? La Solitaire des Templiers, une course de 60 km avec 3 000 mètres de dénivelé positif, organisée à Millau dans le cadre du Festival des Templiers. Cette course est une première, « un retour au trail dans son plus simple appareil » dont il ne connait ni lieu, ni l’heure du départ. « La veille, (il) recevra un texto pour donner un point de rendez-vous, à Millau, ensuite, un car (l)’emmènera au lieu de départ tenu secret jusqu’au dernier moment. Ensuite, il y aura un balisage minimum, pas de ravitaillements, il faudra trouver de l’eau dans les villages traversés… ». Il a hâte d’y être !

Un dernier conseil pour les novices : « le plaisir doit être le moteur de la pratique sportive, c’est un loisir ! Mais, il faut parfois persévérer pour avoir du plaisir… Il faut bien se dire qu’il n’est jamais trop tard pour progresser, la course à pied, c’est l’école du respect (de soi et des autres) et de la patience ».

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